COLLOQUES ET TABLES RONDES

Le 26 juin 2026 de 8h30 à 18h30 au Conservatoire National des Arts et Métiers – CNAM – Salle des Textiles – 292 rue Saint-Martin – 75003 Paris.
Portée par les préoccupations citoyennes face aux bouleversements planétaires, les recherches-actions participatives connaissent depuis le début du siècle un développement sans précédent. Elles font preuve de dynamiques originales, ce colloque veut faire le point sur celles-ci grâce à des échanges entre différents collectifs ayant pratiqué de telles recherches.
Les recherches-actions participatives témoignent du désir d’une réappropriation démocratique de la production scientifique et technique, souvent préemptée par les intérêts privés au détriment du bien commun. Concernant les sciences humaines et sociales tout comme les sciences de la vie et de la terre, elles prennent pour objets des questions de santé, de souveraineté alimentaire, résilience urbaine, d’agroécologie, transition énergétique, de biodiversité, prévention, tout autant que d’inégalités et de discriminations, d’organisation et de gestion. Les consortiums qu’elles ont constitués réunissent avec des chercheurs de multiples interlocuteurs (habitants, associations, élus, …). Ils ouvrent des voies nouvelles à la recherche, contribuant aux politiques publiques, élaborant avec les citoyens, expérimentant avec eux.
Toutefois ces démarches sont confrontées à un double défi : celui de la scientificité, mise à mal à l’ère des « faits alternatifs » et de la post- vérité, et celui de la démocratie, à de multiples égards fragilisée.
Cette rencontre souhaite donc permettre une critique constructive de ces avancées, évitant toute idéalisation mais mettant en évidence l’originalité des acquis qu’elles favorisent pour l’ensemble des partenaires impliqués.
Elle prend appui sur un certain nombre de parutions récentes (n°39 de la Nouvelle Revue de Psychosociologie – NRP, consacré aux enjeux de la recherche-action participative, n° 119 de la Revue Mouvements consacré à la co- production des savoirs, ouvrage de Jean-Louis Laville et Anne Salmon De l’agir sur à l’agir avec. Défis socio-écologiques, association des savoirs et recherches participatives). La chaire partenariale économie sociale et solidaire (ESS) de la Fondation du Cnam, les laboratoires du Cnam (HT2S, FOAP), le CIRFIP, la NRP organisent cette journée le 26 juin 2026 au Conservatoire National des Arts et Métiers a Paris.
Il s’agit de faire dialoguer entre eux et avec les participants, des collectifs de recherche-action participative à partir des pratiques dans lesquelles ils sont engagés et de croiser celles-ci. Cinq « duos » se succèderont, chacun abordant une thématique spécifique parmi lesquelles : santé et travail social, action publique et action citoyenne, relation entre recherche et intervention, agroécologie, lien entre formation et recherche action participative, transition écologique et sociale.
Le samedi 29 mars 2025, de 9h à 17h – Centre de colloques du Campus Condorcet, Place du front populaire, à Aubervilliers [1]
L’aggravation de la situation écologique globale – réchauffement climatique, épuisement des ressources, déforestation, disparition massive et irréversible de biodiversité – nous projette vers un monde en rupture avec celui que nous avons connu. Comment, alors, penser des phénomènes, qui nous sidèrent et défient nos capacités de représentation ? Comment intervenir et dépasser le sentiment d’impuissance qui peut s’emparer de nous, à l’échelle individuelle et collective ? Où puiser des ressources pour faire face à l’ampleur du désastre en cours, inventer d’autres manières d’agir, de penser et de sentir ?
Cette journée offre un prolongement aux contributions développées dans le numéro 37 de la Nouvelle Revue de Psychosociologie « Penser et intervenir face au désastre écologique » (coordonné par D. Faure, J. Le Goff, B. Vidaillet, 2024), qui abordaient la question écologique depuis diverses disciplines des sciences humaines et sociales en intégrant les dimensions affectives et subjectives. Parce qu’il s’agit d’articuler le sujet et le collectif, le psychique et le politique, et de travailler la question du sens, du lien et de la transformation, cette journée donnera l’occasion d’explorer nos champs d’intervention.
Cette exploration associera des conférences plénières et des ateliers pour privilégier la discussion et le partage d’expérience. Ces ateliers se dérouleront en deux temps : le matin ils seront consacrés à l’intervention dans différents secteurs (enseignement supérieur, organisations, milieux ruraux et alternatifs, secteur artistique) ; l’après-midi, ils permettront d’éprouver une approche des enjeux écologiques à partir de dispositifs permettant une implication subjective et sensible.
[1] Station de métro Front populaire (ligne 12)
Cette table ronde s’est tenue à l’ESCP – 79 avenue de la République – 75011 Paris
(Métro Rue Saint Maur, Ligne 3)
Ce numéro de la NRP s’intéresse à ce que recouvre le coaching aujourd’hui. Qui en est demandeur ? Qu’entend-on de cette pratique ? Mais aussi qui sont ces coachs qui conçoivent et offrent des débouchés aux multiples demandes qui émergent non seulement au travail, mais également dans le champ éducatif, du bien-être, du sport et de la santé, de la spiritualité, de la conjugalité comme dans d’autres aspects de la vie personnelle ou des loisirs ? Face à l’extension « tous azimuts » du domaine du coaching, les auteurs interrogent ses développements ou mutations, par exemple depuis la pandémie de Covid-19. Fait-il symptôme (si oui, de quoi) ou constitue-t-il un remède (si oui, à quoi) ? Peut-on aller jusqu’à le considérer comme un pharmakon, à savoir un mal inclus dans le remède lui- même ? Telles sont les grandes questions que ce dossier invite à approfondir
Cette table ronde s’est tenue au CNAM – 41 rue Gay Lussac – 75005 Paris (RER B Luxembourg).
Travail militant, travail associatif, travail syndical, pair-aidance, stages non rémunérés, les formes du travail bénévole sont nombreuses et concernent des populations variées, le bénévolat venant scander des itinéraires de chômeurs, retraités, étudiants, salariés mais aussi de personnes concernées par une maladie chronique ou un stigmate, ou encore de salariés venant chercher du sens dans une autre activité que celle pour laquelle ils ou elles sont rémunérées. Le travail bénévole est ainsi sur le fil du rasoir entre la gratuité du don, l’autonomie militante, les marges de créativité autorisées, d’un côté ; l’instrumentalisation et l’exploitation des « bonnes volontés » au détriment de la qualité des emplois, de l’autre. Le bénévolat donne à voir les contradictions du travail dans un univers capitaliste : payer, c’est marchandiser (les affects, l’engagement citoyen…), et ne pas payer, c’est exploiter. Mais si la simple recherche de maximisation du profit monétaire n’explique pas la motivation bénévole, ce sont donc des idéaux, des valeurs, mais aussi la recherche d’un plaisir ou d’une satisfaction, voir un intérêt secondaire qui orientent l’engagement dans le travail. Dans une approche pluridisciplinaire, sont présentées des analyses qui problématisent les tensions caractéristiques du travail non rémunéré, dans ses dimensions psychiques, sociales ou économiques mais aussi anthropologiques ou historiques.